Le croisement des savoirs et des pratiques

Croisement des savoirs lyon

Le croisement des savoirs et des pratiques

Table des matières

Le Croisement des savoirs et des pratiques est une démarche développée par ATD Quart Monde permettant de créer les conditions pour que le savoir issu de l’expérience de vie des personnes qui ont connu ou connaissent la pauvreté puisse dialoguer avec les savoirs scientifiques et savoirs professionnels.

 

Sa visée est de construire une société plus juste en associant pleinement les personnes avec l’expérience de la pauvreté.

En croisant des savoirs différents on produit une connaissance et des méthodes d’actions plus complètes et inclusives. L’enjeu de cette démarche est de réhabiliter, au bénéfice de tous, la contribution intellectuelle et pratique issue de l’analyse du vécu des personnes en situation de grande pauvreté et d’exclusion. Donner à cette contribution les moyens d’émerger, d’être reconnue et de se confronter aux autres savoirs, est une exigence démocratique qui donne espoir et confiance à tout le monde.

Le Croisement des savoirs et des pratiques, mis en œuvre dans de nombreux pays, s’inscrit dans des domaines très divers : santé, travail social, éducation, sciences humaines et sociales, etc.

Fondée sur une méthodologie rigoureuse et expérimentée depuis des années, cette démarche séduit de plus en plus, puisqu’un nombre croissant d’initiatives, de rencontres, d’interventions, de co-formations, de recherches participatives et de publications développent cette démarche ou s’en inspirent.

Le Croisement des savoirs et des pratiques, source d’innovations et de progrès démocratiques

Les personnes qui cumulent le plus les précarités ont un savoir d’expérience, non seulement sur elles-mêmes et leur condition, mais aussi sur le monde environnant qui leur fait vivre ces situations de pauvreté, sur ce qu’il est et sur ce qu’il devrait être pour ne plus exclure les plus faibles. Leurs réflexions et analyses sont indispensables pour comprendre comment nous pouvons rendre nos sociétés plus humaines, plus justes et respectueuses des droits humains.

Les savoirs de vie des personnes en grande pauvreté, croisés avec les savoirs académiques des scientifiques et de universitaires, les savoirs d’action des professionnels, sont source d’innovations, de changements et de progrès démocratiques.

Avec cette démarche, chaque savoir va évoluer et s’enrichir en se confrontant aux autres savoirs présents. En cela, la recherche-action-formation par le croisement des savoirs, permet une meilleure compréhension des réalités, des problèmes de société, une coproduction de connaissances plus justes et fondées.

Croiser les Savoirs et les pratiques c’est améliorer les conditions de vie des personnes en grande précarité et réaliser les transformations sociales nécessaires.

Il s’agit là d’un processus démocratique dont la finalité est la conception et la mise en œuvre d’un projet de société, où chacun a pleinement sa place et une contribution. De ce fait, il est non seulement question d’un croisement des savoirs et des pratiques, mais également d’un croisement des pouvoirs d’agir et de décider.

Pédagogie du croisement des savoirs et des pratiques

Le Croisement des savoirs et des pratiques est fondé sur un travail commun entre plusieurs acteurs, qui occupent au regard de la société des positions différentes et inégales : 

  • les uns – professionnels, chercheurs, responsables institutionnels, politiques… – de par leur statut et leur fonction disposent de certains pouvoirs. Leur savoir est reconnu.
  • Les autres – les personnes vivant la pauvreté et l’exclusion – ne sont pas pris en compte. Leur savoir est généralement ignoré.

Le croisement des savoirs entre ces différents acteurs suppose une volonté de changement, que chacun reconnaisse le savoir de l’autre et se mette dans une position de recherche et de formation mutuelle, afin d’agir ensemble. Il est donc indispensable que les personnes en grande pauvreté soient présentes et pleinement actrices à toutes les étapes du processus de croisement des savoirs.

Pour que les différents savoirs – savoirs de vie, savoirs d’action et savoirs académiques – puissent se croiser, il faut d’abord qu’ils puissent se construire chacun collectivement, en toute liberté et autonomie. Une méthodologie rigoureuse est indispensable pour créer les conditions d’une parité et d’une réciprocité dans l’échange. Les principes éthiques et pédagogiques de la démarche sont présentés dans la Charte du croisement des savoirs et des pratiques avec des personnes en situation de pauvreté.

Formez-vous à la démarche du croisement des savoirs et des pratiques 

Il est possible de se former à la démarche du Croisement des savoirs et des pratiques. Ces formations sont accessibles aux personnes en situation de handicap. Contactez-nous !

Le croisement des savoirs et des pratiques en quelques chiffres 

Co-formations réalisées : 58 dans le travail social · 19 en santé · 12 en éducation· 6 en politique de la ville · 4 en justice
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formations à la démarche du croisement des savoirs
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Formations internes à ATD Quart Monde
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Actions de terrain
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Professionnels, élus, étudiants formés lors des temps de Croisement des savoirs
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Personnes ayant l'expérience de la pauvreté formées lors des temps de Croisement des savoirs
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Personnes et institutions en lien avec le réseau "Participation, Croisement des savoirs"
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Publications, articles, rapports...
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Formations initiales pour les étudiants en Travail social ( de 1 à 5 jours)
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Présentations publiques , colloques, séminaires
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Recherches en croisement des savoirs
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Espace collaboratif créé avec le CNRS et le CNAM
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Application de la démarche du Croisement des Savoirs et des pratiques

Les co-formations

Les co-formations rassemblent des personnes en situation de pauvreté et des professionnels – enseignants, travailleurs sociaux, médecins, élus, représentants des institutions, etc. Elles visent à mieux se connaître en levant les peurs et les préjugés réciproques entre deux mondes qui se côtoient mais se connaissent mal. Les co-formations se déroulent sur plusieurs jours.

Chaque groupe travail séparément. d’un côté un groupe de personnes en situation de pauvreté construit sa représentation d’un problème, de l’autre un groupe de professionnels fait de même. Cela permet à chacun et chacune de s’exprimer de façon libre.  

Dans un second temps, les groupes confrontent leur travail et réflexions afin de chercher ensemble des solutions  et co-construire des préconisations.

Objectif : apprendre à se connaître mutuellement, à expérimenter ensemble et à identifier les conditions qui permettent d’améliorer la relation, de changer les pratiques, et d’agir en partenariat.

Dans les co-formations, les militants Quart Monde ne font pas « des témoignages de vie »: ayant bâti leurs savoirs avec d’autres personnes qui ont l’expérience de la pauvreté – notamment dans les Universités populaires Quart Monde – ils interviennent en tant que co-formateurs et sont rémunérés pour leur travail.

Ils sont accompagnés, tout le long de la formation, par un « référent », qui les soutient, en les protégeant de toute personnalisation, de toute intrusion dans leur vie privée, et en modérant le rythme de travail des groupes pour que personne ne se sente perdu ou en incapacité de comprendre.

Les autres groupes de pairs en présence sont tous volontaires et interviennent au nom de leur groupe, de leur profession, de leur institution. L’équipe d’animation est garante de la démarche du Croisement des savoirs et des pratiques© et de la liberté d’expression de tous les participants. Le travail de co-production final formalise les points jugés essentiels pour tous participants et groupes de pairs : constats principaux, pistes de travail, points d’accord, préconisations…

Les co-formations sont accessibles aux personnes en situation de handicap. Contactez nous pour plus de renseignements. 

Les recherches participatives

Pour combattre la pauvreté, il faut d’abord la comprendre. 

Fondées sur la méthode du Croisement des savoirs et des pratiques©, des recherches sont menées, par ATD Quart Monde, avec d’autres partenaires, sur des sujets variés : école, santé, participation, mesure de la pauvreté, travail…

Le saviez-vous ?

En 2019, ATD Quart Monde a signé une convention de partenariat avec le Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) et le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) pour mettre en place un espace collaboratif permanent autour des recherches en croisement des savoirs avec des personnes en situation de pauvreté.

Ces multiples recherches ont toutes un point commun : elles se font avec les personnes vivant en situation de pauvreté, en qualité de co-chercheuses au même titre que les universitaires et professionnels.Il n’y a plus « les sachants » et les autres. Cette pratique rend chacun, co-producteur de connaissances et de changements. Les interactions entre des personnes issues de mondes différents et dont les savoirs et méthodes divergent permettent de cheminer ensemble tout en s’enrichissant du savoir et des expériences de l’autre.

Actions en croisement des savoirs 

Au sein d’une école, d’un quartier, d’une entreprise, d’une association, … différents partenaires, citoyens ou institutions, peuvent utiliser la méthode du Croisement de savoirs en vue de répondre à une problématique donnée.

Prenons l’exemple d’une ville côtière qui a pour objectif de prendre les meilleures décisions pour faire face à la montée des océans qui risque de mettre en péril ses habitants et infrastructures. Si cette ville décide de réfléchir et construire ses propositions avec les experts et techniciens mais aussi avec les habitants et trouve important d’impliquer les habitants pauvres des bas quartiers, premiers impactés par la montée des eaux, nous rentrons dans une dynamique de croisement des savoirs.

Les personnes ayant l’expérience de la pauvreté, associées à cette réflexion et ce travail, sont alors reconnues comme citoyen à part entière. Rechercher et mettre en place les bonnes conditions de participation de chacun en reconnaissant la légitimité de chacun aura pour conséquences de faire rentrer ce projet dans cette démarche de lutte contre la pauvreté.

Les réseaux Wresinski rassemblent des personnes issues de divers horizons autour d’une thématique. Ensemble, ils travaillent à faire avancer les droits formellement reconnus à tous mais encore niés à certains dans les faits. Pour ATD Quart Monde, ces réseaux aident à faire changer la société, en renouvelant des pratiques professionnelles, en veillant à l’application des lois, en proposant des formations, en formulant des propositions… Ce sont aussi des leviers d’engagement citoyen : la preuve que chacun peut agir là où il est, dans son milieu, dans son métier.

Le réseau participation, croisement des savoirs et des pratiques a pour objectif la promotion la démarche de recherche-action-formation par le Croisement des savoirs et des pratiques©. Il est ouvert à toute personne engagée dans la mise en œuvre du partenariat et du croisement des savoirs avec des populations en grande pauvreté. Il regroupe près de 300 membres – universitaires, professionnels (travail social, école, logement, santé…), associatifs, membres d’ATD Quart Monde.

Le réseau organise une fois par an une Journée d’étude Le réseau diffuse une newsletter plusieurs fois par an

Zoom sur le réseau Wresinski Participation, Croisement des savoirs et des pratiques

Certification

Les ateliers du croisement des savoirs et des pratiques sont certifiés Qualiopi.

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Quiz

En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté : le quiz !

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En France, à combien est fixé le seuil de pauvreté ?

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À combien s’élève le RSA pour une personne seule et sans enfant et avant déduction du forfait logement ?

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3 / 9

Il y a 20 ans, 20 % du budget dédié au RSA était alloué à l’accompagnement des allocataires. Selon vous a combien s'élève cette part aujourd'hui ?

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Quel pourcentage d’ayant-droits au RSA ne le demandent pas ?

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A sa création en 1988, le RMI (ancêtre du RSA) avait été fixé à 49 % du SMIC. Selon vous, quel pourcentage du SMIC représente le RSA aujourd'hui ?

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Les demandeurs d'asile peuvent percevoir les minima sociaux tels que le RSA.

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On estime que les émissions de CO2 des 10 % les plus aisés en France s’élèvent à 18,4 tonnes par an. A combien s'élèvent celles des 10% les plus modestes ?

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Quelle part du budget de la protection sociale est aujourd'hui dédiée à la lutte contre la pauvreté ?

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