ATD Quart Monde récompensé pour l’Espace collaboratif : “une reconnaissance du savoir des personnes qui ont la vie difficile”

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Le projet “Croiser les savoirs avec toutes et tous”, co-piloté par ATD Quart Monde, le CNRS, le Cnam et l’université de Lille, a été récompensé lundi 26 juin par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, dans le cadre du Prix de la recherche participative.

Ils se sont serrés sur la petite scène de l’amphithéâtre du ministère de l’Enseignement supérieur, à Paris, pour recevoir leur prix tous ensemble, car ils n’étaient pas question pour eux de ne pas partager ce moment. Tous les participants à l’Espace collaboratif depuis trois ans n’ont pas pu venir à cette remise de prix, mais Marie-Stéphanie Boulestier et David Pierson ont tenu à faire un discours “au nom de tout le groupe des personnes en situation de pauvreté”.

Tous deux se sont lancés en 2019 dans cette aventure, avec une dizaine de personnes ayant l’expérience de la pauvreté, membres d’ATD Quart Monde et du centre social des 3 cités à Poitiers comme eux, une dizaine de chercheurs académiques et une dizaine de professionnels du secteur social. L’objectif était de travailler sur les conditions d’élaboration, de production et de diffusion des recherches participatives et leur impact sur la lutte contre la pauvreté.

Le prix décerné par l’INRAE est pour Marie-Stéphanie Boulestier “une reconnaissance du savoir des personnes qui ont la vie difficile”, qui trop souvent “se sentent impuissantes pour changer les choses dans leur vie quotidienne et pensent qu’elles ne sont pas entendues”. Elle espère maintenant que ce travail “ne restera pas dans un tiroir, car il faut que le savoir issu de l’expérience de la pauvreté entre en contact avec tous les savoirs pour que la vie citoyenne change enfin”.

“Pour une société plus juste”

Membre du comité pédagogique de l’Espace collaboratif et sociologue au Cnam, Elisabetta Bucolo rappelle pour sa part que “la recherche participative ne se fait pas simplement en mettant ensemble des personnes isolées avec des scientifiques” et salue “le rôle essentiel” joué par les associations. Ce projet a permis de croiser “les savoirs issus de l’expérience, les savoirs issus de l’action et les savoirs académiques, pour construire un savoir commun”, rappelle-t-elle. La chercheuse espère désormais que ce savoir sera “entendu par les pouvoirs publics pour faire reculer la pauvreté”. Un espoir partagé par la présidente d’ATD Quart Monde, Marie-Aleth Grard, pour qui il est essentiel de “comprendre ce que vivent au quotidien les plus pauvres, les stigmatisations qui empêchent d’avancer, les mises à l’écart qui blessent durablement et ne permettent pas aux personnes de s’exprimer librement”. “Il nous faut penser la connaissance comme un commun à construire, à gouverner et à mettre en œuvre ensemble”, poursuit-elle.

La remise de ce prix, en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur, “nous donne l’espoir que les recherches participatives, qui se développent, soient réellement co-construites, co-produites, c’est-à-dire pensées, pilotées, mais aussi évaluées ensemble entre associatifs, professionnels et chercheurs”, ajoute Marion Carrel, également membre du comité pédagogique, sociologue à l’université de Lille et codirectrice du Groupement d’intérêt scientifique “Participation et démocratie”. Grâce à ces recherches menées en Croisement des savoirs et des pratiques, l’objectif de tous les participants est de “contribuer à éradiquer la pauvreté en travaillant ensemble pour une science meilleure et une société plus juste et démocratique”, conclut la sociologue.

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En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté : le quiz !

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En France, à combien est fixé le seuil de pauvreté ?

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À combien s’élève le RSA pour une personne seule et sans enfant et avant déduction du forfait logement ?

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Il y a 20 ans, 20 % du budget dédié au RSA était alloué à l’accompagnement des allocataires. Selon vous a combien s'élève cette part aujourd'hui ?

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Quel pourcentage d’ayant-droits au RSA ne le demandent pas ?

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A sa création en 1988, le RMI (ancêtre du RSA) avait été fixé à 49 % du SMIC. Selon vous, quel pourcentage du SMIC représente le RSA aujourd'hui ?

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Les demandeurs d'asile peuvent percevoir les minima sociaux tels que le RSA.

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On estime que les émissions de CO2 des 10 % les plus aisés en France s’élèvent à 18,4 tonnes par an. A combien s'élèvent celles des 10% les plus modestes ?

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Quelle part du budget de la protection sociale est aujourd'hui dédiée à la lutte contre la pauvreté ?

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