Le volontariat, “une façon de faire un pas de côté”

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Ils sont étudiants, ingénieurs, professeure ou encore psychomotricienne. Ils ont entre 23 et 34 ans et ont participé à un week-end de découverte du volontariat permanent à Pierrelaye, du 28 au 30 janvier.

Pour moi, c’est sûr, ATD Quart Monde fera partie de mon futur, quelle que soit la façon dont je m’engagerai.” Hicham ne connaissait pas le Mouvement il y a encore quelques semaines, mais il est reparti très enthousiaste du week-end de découverte du volontariat organisé du 28 au 30 janvier à Pierrelaye, dans le Val-d’Oise. Pour cet étudiant en philosophie et en sciences politiques de 23 ans, les volontaires permanents sont “des gens qui, au travers de chacune de leur rencontre, redonnent un peu de pouvoir politique à des personnes dont la parole a été totalement délégitimée”.

Comme les neuf autres participants à ce week-ends, il a encore “beaucoup de questions dans la tête” sur cet engagement. Pour Karol Lainez, volontaire permanente chargée de l’accueil des nouveaux volontaires, ce questionnement est tout à fait normal. “Ces week-ends sont des espaces dans lesquels on cherche le chemin ensemble. Ces moments réunissent souvent des personnes qui sont à une étape de leur vie et recherchent un engagement”, explique-t-elle.

Pendant trois jours, les participants ont donc pu échanger avec des volontaires permanents, mais aussi partager leurs questionnements autour de jeux ou pendant quelques heures de travaux manuels.

Relever un défi

Psychomotricienne de 31 ans, Maëlle trouve qu’il “manque quelque chose” à sa vie. “J’ai besoin de changements, de rencontrer d’autres gens, de sortir un peu de mes zones de confort”, explique-t-elle. En écoutant les témoignages des volontaires permanents, elle a été touchée par l’idée “d’être tout le temps en train d’apprendre”. Elle estime qu’elle a aujourd’hui “besoin de temps” pour savoir si elle se lance dans cette aventure.

Laurent et Mariaelide envisagent quant à eux un engagement en couple. Ces jeunes parents, ingénieur et professeure, souhaitent “lutter pour un idéal, pour une société plus solidaire et égalitaire”. Ils ont écouté avec beaucoup d’attention les récits des volontaires permanents venus leur parler des rencontres et des projets exaltants, mais aussi des difficultés et parfois des échecs qui ont émaillé leurs parcours.  “Être volontaire, c’est relever le défi de faire un bout de chemin avec des gens très différents de moi et devenir, peut-être, plus pleinement humain. C’est découvrir que cette humanité est pleine de richesses et en même temps d’incohérences. C’est être porteur d’une histoire d’agir ensemble, qui s’enrichit au fil des rencontres et des pays où l’on va”, affirme Françoise Barbier, volontaire permanente également chargée de l’accueil des nouveaux volontaires.

Liberté et disponibilité

Comme Alix, ingénieure agronome déjà très engagée en tant qu’alliée avec ATD Quart Monde, beaucoup voient le volontariat comme “un engagement de vie radical, une façon de faire un pas de coté”. Mais “il ne faut pas que ça fasse peur, on est libre de venir, mais on peut s’engager pour un an, cinq ans ou dix ans et partir. Il faut avant tout être heureux”, les rassure Karol Lainez.

Cette liberté fait partie des “piliers du volontariat” qu’est venu leur présenter Paul Maréchal, volontaire permanent et délégué national du Mouvement. “Il faut être libre, dans un esprit de disponibilité, savoir vivre et travailler en équipe, être en paix avec l’idée d’une vie simple et être dans une démarche d’apprendre des autres. Mais le fil rouge, c’est d’avoir envie de réussir sa vie et d’être heureux dans cette forme d’engagement”, précise-t-il.

Pour vous plonger dans l’ambiance d’un week-end de découverte du volontariat permanent, écoutez Le Podcast d’ATD Quart Monde.

Photo : Week-end de découverte du volontariat permanent à Pierrelaye, les 29 et 30 janvier 2022 © Carmen Martos

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