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Présentation de « Ravine l’Espérance » à l’Organisation Internationale de la Francophonie

Mme Michaëlle Jean, ancien gouverneur du Canada et Haïtienne de naissance, est l’actuelle Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Évoquant le livre lors de la soirée de lancement à la Maison de la Francophonie à Paris le 11 janvier 2018, elle disait :

Premièrement, on ne parle pas de résilience, on parle de résistance. Haïti n’est pas un pays de résilience comme on a beaucoup dit. Haïti est un pays de résistance. On lutte et on se relève de nombreuses épreuves et l’idée d’être debout est toujours là. Et ça, c’est fondateur du peuple haïtien, c’est fondateur de l’histoire même de ce pays.


D’autre part, j’adore cette aventure portée à sept pendant sept ans. Le chiffre 7 est un chiffre très important. Et avec un pari qui est celui de recueillir les paroles, parce que Haïti est aussi une terre de paroles. C’est une terre où la parole compte parce qu’elle a été libératrice.

Je salue dans ce livre une volonté de dire comment l’on n’a pas vu venir et comment dans les sept jours qui ont précédé ce 12 janvier on avait toutes les raisons aussi de se réjouir : Haïti venait de réaliser un exploit c’était – je suis désolée d’amener ces chiffres – un taux de croissance le plus important pour la région. Sur le plan économique, on n’avait jamais vécu ça, c’était 6 % de croissance, c’était la meilleure performance dans la région et quelque part on avait envie le 1 er janvier de célébrer cela. Et douze jours plus tard, tous les efforts étaient dévastés. (…) Vous le dites aussi : « Des efforts ont été emportés. »


L’espérance ! L’espérance est une raison d’être en Haïti. Ce qui nous permet de toujours résister, c’est que nous savons qu’il est toujours possible de faire reculer aussi l’impossible. On s’y emploie tous les jours en Haïti. Et j’aime comment vous avez su en quelque sorte capter cela, même si dans les images on voit quand même, on voit la fatigue, on voit le peuple aussi voulant tenir mais exsangue. Nous avons perdu tellement des nôtres… C’est inouï ! Mais j’aime que dans le livre vous mettiez, vous aidiez dans ce récit à transcender le deuil dans ces gestes quotidiens. Il y a le récit de ces gestes quotidiens qui font que la vie espère toujours triompher en Haïti.

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