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« Les pauvres sont des fraudeurs » : vrai ou faux ?

Faux. Ils fraudent beaucoup moins que les autres.

Il ne s’agit de nier ni la fraude aux prestations sociales, ni la nécessité de lutter contre elle. Mais elle est très faible par rapport aux autres types de fraudes – notamment la fraude fiscale.

Dans les discours que l’on entend sur la fraude sociale, il est important de savoir si l’on parle de la fraude estimée à partir de sondages ou de celle qui est effectivement détectée chaque année par les services antifraudes. Dans les deux cas, la fraude sociale est marginale par rapport aux autres.

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Une fraude de 100 millions d’euros au RSA pour environ 20 000 fraudes sur un total de 2,5 millions de foyers allocataires (soit 5,3 millions de personnes) en 2015, cela représente moins de 1 % des allocataires du RSA et 40 € par foyer et par an. « La fraude des pauvres est une pauvre fraude », estimait déjà le Conseil d’État en 2011(10).

En face du milliard d’euros de fraudes estimées aux prestations familiales, alignons les montants estimés des non-recours à ces mêmes prestations : 5,3 milliards pour le RSA, 4,7 milliards pour les prestations familiales et le logement, 828 millions pour l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), soit, au total, environ 11 milliards « économisés » chaque année par l’État parce que, pour différentes raisons, une partie des personnes qui ont droit à ces prestations ne les sollicitent pas(11) !

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Merci à Nikolaz pour ce dessin.


Les pauvres sont-ils vraiment des assistés ?