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«Le rôle de l’école n’est pas de régler les inégalités sociales. » : vrai ou faux ?

Non. Mais elle peut et doit y contribuer mieux qu’actuellement.

Selon l’étude Pisa 2012 (1), en 2009 en France, plus de 75% des élèves dont les parents sont cadres ou exercent une profession intellectuelle ont obtenu le bac général, contre seulement 33% pour les enfants d’ouvriers. Dans son Avis de mai 2015, le Cese écrit : « La DEPP (2) démontre que l’origine sociale et l’orientation dans les classes [d’école et de collège] sont fortement corrélées. Ainsi, parmi les enfants affectés en ASH (3) pour des troubles intellectuels et cognitifs, 6% viennent de milieu social favorisé, contre 60% d’un milieu très défavorisé. Lorsque les troubles sont ‘‘du langage, auditif, visuel, viscéral, moteur…’’, autrement dit médicalement bien identifiés, l’écart se réduit à 25 points (respectivement de 15% à 40 %). »

L’étude Pisa montre que de nombreux pays réussissent mieux que la France à réduire l’impact des inégalités sociales sur l’orientation et la réussite scolaire. En
France, 17% des écarts de performance des élèves en lecture s’expliquent par le milieu social, contre seulement 14% en moyenne dans les autres pays de l’OCDE.

Notons aussi que, comme l’indique le Code de l’éducation, les objectifs de l’école française sont aussi de transmettre les valeurs de la République, parmi lesquelles figurent l’égalité et la fraternité.

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Merci à Lasserpe pour son dessin.