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Tout le monde mérite sa chance

Tout le monde mérite sa chance

Comment prendre sa vie en main en sortant de l’Aide sociale à l’enfance ? Un roman plutôt optimiste sur une jeune fille qui, grâce au soutien d’anciennes de son foyer, parvient à trouver logement et travail.

Abandonnée par ses parents, Charline a d’abord vécu dans une famille d’accueil, un couple qui ne s’entend plus, avec une « mère » souvent absente et parfois violente, puis a finalement abouti dans un foyer de l’Aide sociale à l’enfance.

Juste avant ses dix-huit ans, le juge lui a permis de quitter le foyer, « une sortie sèche » en quelque sorte car elle doit se débrouiller pour trouver un travail et un logement. Or il est impossible de trouver du travail avant 18 ans et pour louer un logement il faut verser 3 mois de loyer et avoir une caution parentale !
Une ancienne du foyer l’héberge alors pendant l’été en échange du soin de ses plantes et de ses animaux, puis, grâce à une autre ancienne de l’ASE, elle trouve finalement une chambre avec juste le premier loyer à payer.
Embauchée dans un fastfood, son revenu est insuffisant pour assumer toutes ses charges et elle doit trouver un deuxième travail dans un restaurant, pour éviter que l’électricité ne lui soit coupée.

Exemples de conseils reçus de ses éducatrices : « Ne pas montrer sa vulnérabilité », « Ne pas pleurer dans la rue », « Ne pas marcher le nez en l’air et donner l’impression d’être perdue ».
« Ne cherche pas à être belle, les belles filles ça court les rues, l’important c’est l’intelligence, la beauté attire le danger ».

Dans ses diverses rencontres avec de jeunes hommes, elle n’ose pas dire qu’elle vient de l’ASE :
« C’est mal vu d’être issue d’un foyer de l’ASE »
« On ne m’a pas appris à parler de moi ».

L’auteure elle-même est issue d’une lignée d’enfants placés depuis trois générations, mais son roman témoigne plutôt d’un bel élan vital, bien résumé par le titre.

Annick Mellerio

L’Harmattan – 2023 – 181 p.