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Pour un Conseil mondial de la Résistance

Pour un Conseil mondial de la Résistance

Monique Chemillier-Gendreau propose, à partir du séisme qui vient d’ébranler toute la planète, de poser les bases d’un monde nouveau, plus juste et plus solidaire.

Monique Chemillier-Gendreau est agrégée de droit public et de science politique et professeur émérite de droit international à Paris-Diderot.

Après avoir analysé dans le chapitre « Constats » l’état des lieux et les suites prévisibles  de la pandémie – révélant une usure des démocraties et une dérive de l’économie à la merci du capitalisme – ce petit livre entrevoie quels seront les principaux risques probablesqu’il nous faudra combattre, à savoir : la reprise du cours des choses et de la course à la globalisation comme avant, et le renforcement du protectionnisme et du chacun pour soi avec l’émergence de modes de gouvernance qui se maintiennent par les peurs ou les dictatures.

C’est donc à une refonte des modes de fonctionnement de la société que nous conduit la démonstration de M. Chemillier-Gendreau. Par la construction de Principes « considérés comme intangibles ». Ce qu’elle nomme « les fondements d’une société radicalement différente »; elle en cite une dizaine, les principaux étant :
– considérer les Droits de l’homme de la Déclaration universelle « comme intangibles;
– promouvoir une Déclaration universelle des responsabilités humaines, sociales et environnementales;
– remplacer la compétition par l’entraide, les activités concourant au Bien commun relevant de la protection de l’intérêt général;
– engager le désarmement et interdire les industries polluantes ou dangereuses;
– rendre les mandats politiques de niveau national ou international « strictement limités et de préférence limités à un seul ».

A partir de la définition de ces fondements, l’auteure esquisse ce que pourraient être des institutions appropriées à l’avènement de cette nouvelle sociétéet parmi elles, après la dissolution des Nations Unies pour abolir le verrou des 5 membres du Conseil de sécurité :
– la création d’une »nouvelle organisation politique universelle », en charge du maintien de la paix, du respect de la réglementation des armements, de l’application des Principes définis précédemment et de l’élaboration de nouvelles normes internationales;
– l’instauration d' »une justice internationale basée sur la Cour internationale de Justice »et d’une nouvelle Cour internationale des droits de l’homme.

Pour l’auteure, ces mesures sont indispensables à la survie de la communauté humaine qui doit s’identifier à « une communauté de destin, ce qu’Hannah Arendt nommait une association politique d’hommes libres ».

Et l’auteure précise : « Ce document n’a pas pour ambition de fournir un projet achevé mais d’ouvrir un débat… »

Jean-Pierre Touchard

Textuel, – 2020 – 58 p.