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Les bohémiens des vendanges

Les bohémiens des vendanges

Sept articles publiés en 1936 sur la misère des paysans sans terre du Middle West américain.

Dans ces sept articles, publiés en 1936 dans le San Francisco News, l’auteur décrit ce qu’il a vu de l’exploitation honteuse de la misère des « Oakies », les paysans sans terre du Middle West américain.

Migrants vers la « généreuse » Californie, ces familles pauvres et démunies de tout sont mises en concurrence avec les immigrés chinois, japonais, etc.

Schématiquement, Steinbeck dépeint avec une force percutante, poignante, les trois étapes d’une dégringolade vers la misère : d’abord on parvient à se construire un toit en dur et à se nourrir en travaillant et en s’endettant, puis ce sera une tente ou des cartons avec encore un peu de subsistance, puis plus rien, la survie, l’errance au gré des embauches précaires, dépendantes des récoltes…

L’auteur atteint l’universel dans cette peinture vigoureuse et sobre. Steinbeck a bien vu les conséquences inhumaines de la grande pauvreté, il n’oublie pas de nous montrer et les exactions fascisantes des « vigiles » d’hier et la dignité de ces femmes et de ces hommes se mettant debout, résistant.

Dans un dernier article, l’auteur esquisse des propositions de solution.

En postface, J.F. Chaix nous dit que cette découverte a été pour l’auteur le terreau des Raisins de la colère. Cet état de misère est encore d’actualité dans certaines régions du monde. Ici cette misère est due aux événements économiques (grande crise de 1929). L’analyse « politique » des remèdes à apporter est donc à prendre en considération dans ce contexte américain.

Mille et une nuits – 2000 – 62 p.