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« Les pauvres ne font pas ce qu’il faut pour se nourrir correctement et être en bonne santé » : vrai ou faux ?

Pas si simple. La mauvaise alimentation concerne de plus en plus de monde dans les pays riches et on n’y répond pas seulement en éduquant les gens.

C’est avant tout la précarité économique qui empêche de nombreuses familles de s’alimenter de façon saine. Si les plus pauvres le pouvaient, c’est leur budget alimentation qu’ils augmenteraient en premier avec leur budget épargne(1).

Mais la mauvaise alimentation ne concerne pas que les personnes en précarité. L’obésité touche plus de 30 % des Américains, plus de 20 % des Britanniques, 15 % des Français et seulement 2,4 % des Japonais, pays moins inégalitaire. Elle concerne un peu plus les personnes en situation de précarité et de pauvreté(2).

Comme Richard Wilkinson et Kate Pickett l’expliquent dans Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous, la réponse à ce problème ne consiste pas d’abord à éduquer les personnes. Il faut aussi et surtout agir sur les causes profondes qui produisent cette mauvaise alimentation : les inégalités, les conditions de logement, de travail, de vie, l’estime de soi et des autres, la surconsommation(3).

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Merci à Eliby pour son illustration initialement parue dans le Journal de La Mée