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Louis-Pierre Dufourny de Villiers, est un des grands oubliés de la Révolution Française. Pourtant il fut un acteur majeur de la défense du droit des « infortunés » tout au long de la Révolution.

Dès 1789, dans ses cahiers du Quatrième Ordre, il demande que les personnes les plus pauvres soient entendues, au moment des Etats généraux de la France, au même titre que les religieux, les nobles et les bourgeois… Ce sont d’ailleurs ces Cahiers qui sont à l’origine du mot Quart Monde créé par Joseph Wresinski en 1969.

Dans ce livre paru aux Presses Universitaires de Rennes, Michèle Grenot, historienne, propose une relecture novatrice de la Révolution française à travers la personne de Dufourny. Elle fait apparaître les tensions et les ambigüités entre démocratie dite « directe » et démocratie dite « représentative » et celles provoquées par l’émergence de la figure du sans-culotte, la mise en place du gouvernement révolutionnaire et la Terreur.

Les pauvres sont-ils des citoyens comme les autres ? La conception-même de la démocratie est en jeu, à partir de l’accès ou non des plus pauvres aux droits politiques.

L’auteure : Michèle Grenot est historienne de formation. Membre du mouvement ATD Quart Monde, elle a connu les Cahiers du Quatrième Ordre de Dufourny par Joseph Wresinski, fondateur de ce mouvement. Cette publication est issue d’une thèse sur Dufourny sous la direction d’André Gueslin, soutenue en 2001.

Cet ouvrage a reçu le soutien du Laboratoire ICT de l’université Paris VII Diderot.

La fête de l’Unité sur la place de la Révolution, le 10 août 1793 – Pierre-Antoine Demachy – Musée Carnavalet

Publié par les Presses universitaires de Rennes, en coédition avec les Éditions Quart Monde. 432 p. – 23,00 €

Disponible en librairie et sur www.editionsquartmonde.org

SOMMAIRE

Préface de Michelle Perrot

Du « bourgeois » sujet du roi au citoyen défenseur « des infortunés »

– La formation et l’émergence d’un homme des Lumières

– La représentation des plus pauvres aux États généraux en débat

– « L’ordre sacré des infortunés »

Un fondateur du Club des Cordeliers et un jacobin démocrate

– Les infortunés, des citoyens « passifs »

– Droit à la subsistance ou accès des « passifs » à la citoyenneté « active »

– La constitution de 1791 : l’exclusion des pauvres institutionnalisée

– Un défenseur de la Constitution de 1793, dite « démocratique »

– La constitution de 1793 : l’exclusion vaincue

– Mobilisation, Terreur et droits de l’homme

– Le retour à l’exclusion des plus pauvres

Postface de Marie-Rose Blunschi Ackermann

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