Non aux sanctions sur le RSA !

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Pétition

Non aux sanctions sur le RSA !

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Table des matières

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La pétition

Imagine-t-on sanctionner financièrement une personne qui ne dispose que de 636 euros par mois pour survivre ? 

« Avec le RSA on ne vit pas, on survit ». « Comment vivre quand il reste 50 euros une fois que toutes les factures sont payées ? ». Ces témoignages, comme tant d’autres, illustrent la réalité de la vie d’un allocataire du RSA. Plutôt que d’aider ces personnes, l’État impose toujours plus de contraintes.

Depuis le 1er janvier, la loi dispose que les allocataires doivent effectuer un minimum de 15 heures d’activité par semaine avec la menace de sanctions. Sans information claire, sans suivi, sans accompagnement adapté, beaucoup perdent leur RSA sans même en comprendre la raison. Et un nouveau décret en préparation prévoit encore plus de sanctions : une « suspension remobilisation » en cas de non-respect de ces obligations.

Pourtant, l’État a un devoir envers ses citoyens, inscrit dans la constitution : le droit de toutes et tous à des moyens convenables d’existence.

Aujourd’hui cela passe par le RSA, qui devrait garantir un minimum vital et de dignité. Un minimum en-dessous duquel personne ne devrait descendre. Cependant à la moindre rentrée d’argent, même informelle, le RSA est réduit, plongeant des milliers de personnes dans l’instabilité. Pire encore, il est suspendu ou même supprimé lorsque, par exemple, un rendez-vous est manqué alors que l’allocataire n’a pas reçu la convocation.

Les sanctions aggravent la pauvreté et créent de l’exclusion sociale, des ruptures de soin et de l’isolement (voir l’avis du CNLE « Sanctions : le point de vue du vécu », avril 2024). Le dispositif de contrôle mis en œuvre par les institutions est d’autant plus inquiétant que les moyens alloués à l’accompagnement des allocataires du RSA n’ont pas été augmentés.

La sanction ne lutte pas contre la pauvreté, elle la renforce.

Concrètement cela va se traduire par plus de contraintes administratives pour les allocataires et de mauvaises conditions de travail pour les professionnels de France Travail, et qui plus est, sans impact réel sur l’insertion professionnelle.

Sanctionner au lieu d’accompagner, c’est punir la pauvreté au lieu de la combattre.

Nous demandons :

1

La non publication du décret en cours de préparation prévoyant de nouvelles sanctions concernant le RSA.

2

La mise en place d’un accompagnement social

Un accompagnement digne, bienveillant et adapté aux aspirations et besoins des personnes en situation de pauvreté.

Elles et ils ont signé la pétition

Ensemble, défendons le droit essentiel à un dernier filet de sécurité pour des millions de personnes.

Premiers signataires

Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT

Pascal BRICE, président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS)

Axelle BRODIEZ-DOLINO, historienne

Caroline CHEVÉ, secrétaire générale de la FSU

Tarek DAHER, délégué général, Emmaüs France

Guislaine DAVID, secrétaire générale, FSU-SNUipp

Marion DUCASSE, responsable du plaidoyer, association AEQUITAZ

Didier DURIEZ, président du Secours Catholique

Laurent GRANDGUILLAUME, président de l’association Territoires zéro chômeurs de longue durée (TZCLD)

Marie-Aleth GRARD, présidente d’ATD Quart Monde

Daniel LENOIR, ancien directeur général de la Cnaf

Marylise LEON, secrétaire générale de la CFDT

Pierre-Edouard MAGNAN, président du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP)

Didier MINOT, président de Changer de CAP

Christophe ROBERT, délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés

Claire THOURY, présidente du Mouvement associatif

Tarik TOUAHRIA, président de la Fédération des Centres sociaux et Socioculturels de France

Najat VALLAUD-BELKACEM, présidente de France terre d’asile

Aller plus loin

Quiz

En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté : le quiz !

1 / 9

En France, à combien est fixé le seuil de pauvreté

Questions

2 / 9

À combien s’élève le RSA pour une personne seule et sans enfant et avant déduction du forfait logement ?

2023 atdqm ideesfausses rsa

3 / 9

Il y a 20 ans, 20 % du budget dédié au RSA était alloué à l’accompagnement des allocataires. Selon vous a combien s'élève cette part aujourd'hui ?

2023 atdqm ideesfausses accompagnement

4 / 9

Quel pourcentage d’ayant-droits au RSA ne le demandent pas ?

2023 atdqm ideesfausses non recours

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2023 atdqm ideesfausses chomage

6 / 9

A sa création en 1988, le RMI (ancêtre du RSA) avait été fixé à 49 % du SMIC. Selon vous, quel pourcentage du SMIC représente le RSA aujourd'hui ?

2023 atdqm ideesfausses rsavssmic

7 / 9

Les demandeurs d'asile peuvent percevoir les minima sociaux tels que le RSA.

2023 atdqm ideesfausses migrations

8 / 9

On estime que les émissions de CO2 des 10 % les plus aisés en France s’élèvent à 18,4 tonnes par an. A combien s'élèvent celles des 10% les plus modestes ?

2023 atdqm ideesfausses ecologie

9 / 9

Quelle part du budget de la protection sociale est aujourd'hui dédiée à la lutte contre la pauvreté ?

2023 atdqm ideesfausses protection sociale

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Emploi décent : testez vos connaissances !

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Quiz mi

Stop à la maltraitance institutionnelle : Le quiz !

1 / 10

La maltraitance institutionnelle c'est...

Questions

2 / 10

Parmi ces listes, laquelle ne contient que des institutions qui assurent une mission de service public ?

Questions

3 / 10

La maltraitance institutionnelle touche l’ensemble des individus avec des conséquences égales, quelles que soient leurs conditions socio-économiques.

Questions

4 / 10

Parmi les causes de maltraitance institutionnelle envers les personnes en situation de pauvreté, on compte… (Plusieurs réponses possibles).

Questions

5 / 10

Les professionnel.le.s des institutions publiques ne peuvent pas être victimes de maltraitance institutionnelle.

Questions

6 / 10

Combien de personnes un.e conseiller.ère France Travail suit-il.elle en moyenne ?

Questions

7 / 10

Parmi ces situations, lesquelles peuvent être qualifiées de « maltraitance institutionnelle » ? (Plusieurs réponses possibles).

Questions

8 / 10

Quel est le pourcentage de Français.ses qui n’ont pas recours aux aides et dispositifs sociaux auxquels ils.elles ont droit par crainte des conséquences négatives (abus de pouvoir, manque de confidentialité...) ?

Questions

9 / 10

Quelles grandes tendances actuelles participent au renforcement des maltraitances institutionnelles ? (Plusieurs réponses possibles).

Questions

10 / 10

Comment aider une personne en situation de pauvreté victime de maltraitance institutionnelle à faire valoir ses droits ? (Plusieurs réponses possibles).

Questions

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