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L’étude du mois : Le mal-logement, une « bombe à retardement »

« 2020 a été une année terrible pour les mal-logés, mais s’il n’y a pas de politique publique à la hauteur, les années 2021 et 2022 seront peut-être encore pires », prévient Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation Abbé Pierre, lors de la présentation du 26e rapport sur le mal-logement, le 2 février. Ce rapport alerte sur l’impact de la crise sanitaire, « bombe à retardement », qui « a déstabilisé des publics jusqu’ici protégés ».

Cette crise constitue aussi une « double peine » pour les personnes sans-abri ou mal-logées. La Fondation Abbé Pierre décrit ainsi la situation de Michel, « confiné dans sa tente, à Paris ». Par crainte pour sa santé fragile, il a préféré refuser une proposition d’hébergement collectif, « avec 300 personnes », malgré ses difficultés pour trouver un point d’eau et des sanitaires pendant le confinement.

Elle cite également la situation d’une famille « mise à l’abri dans un hôtel infesté de punaises de lit ». La Fondation Abbé Pierre estime que « les choix politiques des derniers mois n’apportent pas de réponse à la hauteur des enjeux révélés par la pandémie » et appelle le gouvernement a faire des gestes « durables ».