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« Les enfants roms font partie de bandes organisées » : vrai ou faux ?

Faux. Les bandes organisées sont le fait de réseaux spécialisés et ne concernent qu’un petit nombre d’enfants.

Les enfants roms présents en France sont d’origines diverses : d’ex-Yougoslavie, de Roumanie, de Bulgarie, de milieu rural ou urbain, certains ont fait des études, d’autres non… Lorsque certains commettent des délits, il faut distinguer deux cas de figure qui nécessitent des réponses différenciées en terme de répression, de prévention et d’accompagnement.

Premier cas de figure : la mendicité et des délits mineurs qui ne sont pas spécifiques à une nationalité ou à une origine, mais qui sont liés à une situation de précarité, de non-scolarisation(1), d’errance et de rejet. Ils sont parfois effectués à l’insu des parents, parfois encouragés par eux. La situation d’errance et les expulsions répétées gênent la prise en charge de ces jeunes par les dispositifs habituels de protection de l’enfance.

Second cas de figure, celui d’enfants contraints à commettre des vols réguliers par des réseaux d’exploitation organisés. Ces réseaux ne recrutent pas particulièrement dans les bidonvilles. Le Ministère de l’Intérieur estime à seulement entre 300 et 400 le nombre de mineurs commettant des délits à répétition et habitant un bidonville d’Île-de-France(2).

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