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L’écriture, un acte politique

Volontaire permanente, Floriane Caravatta souhaite, par ses écrits, « élargir la conscience et le regard » des lecteurs sur la pauvreté.

L’écriture s’est imposée à elle comme une nécessité. En racontant ce qu’elle vivait auprès des personnes les plus pauvres, Floriane Caravatta s’est rendu compte que, trop souvent, on ne la croyait pas. « Je devais trouver un moyen pour faire comprendre que des situations ordinaires pour nous, banales, peuvent être un vrai parcours du combattant pour d’autres personnes », souligne-t-elle. Elle a donc choisi l’écrit, « car cela permet de sensibiliser des publics très différents », selon le format choisi : bande dessinée, récit court, livre universitaire…

En 2008, elle participe à l’écriture de l’ouvrage collectif Éradiquer la misère et retrace les « gestes de résistance à la misère » de Farid et Céline. Cet écrit constitue pour elle un « acte politique », car il vise « à élargir la conscience et le regard sur la grande pauvreté et ainsi provoquer des changements de comportement ». La lecture peut contribuer à « une prise de conscience par chacun de sa responsabilité dans la construction du bien-être de la collectivité ».

Contribuer à la mémoire collective

Floriane a repris la plume cette année pour écrire « l’histoire d’une jeune fille qui doit vivre tout à coup dans une grande pauvreté et n’en croit pas ses yeux ». Ce récit de vie est construit à partir de situations entendues ou vécues au cours de son engagement à ATD Quart Monde. Un avertissement introduit le texte : « même si parfois cela vous semble complètement loufoque, sachez que moi aussi, certaines fois, je n’en croyais pas mes oreilles, et qu’il a fallu que je sois aux côtés de familles qui ont vécu véritablement ces situations, pour que j’y croie réellement. »

Cette histoire, qui devrait être publiée en 2021, pourra ainsi « contribuer à la mémoire collective du Quart Monde ». Floriane espère qu’en la faisant exister sur le papier et en la partageant au plus grand nombre, elle pourra transformer le regard des lecteurs sur la misère.

 

Photo : Floriane Caravatta à Méry-sur-Oise, Respiration estivale 2020. Carmen Martos, ATD Quart Monde