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Lancement du Réseau Wresinski Jeunesse : Rencontre avec Katell et Paul

Les membres du réseau Wresinski jeunesse lors du de la première rencontre du réseau le 18 mai 2019 – ©ATDQM

ATD Quart Monde a créé les Réseaux Wresinski pour garantir à tous l’accès aux droits fondamentaux : logement, école, vacances, santé, emploi… Ce sont des professionnels de chaque domaine qui mettent en commun leurs connaissances et leur vécu sur ce que vivent les personnes en situation de précarité afin de devenir force de propositions auprès des politiques et ainsi défendre les droits des personnes les plus pauvres.

 

A ATD Quart Monde, chaque droit fondamental est représenté par un Réseau. Cependant, les jeunes de 16 à 25 ans connaissent des difficultés spécifiques. Ils arrivent en fin de droits pour mineur (fin de la scolarisation obligatoire…) et n’ont pas encore accès aux droits communs des plus de 25 ans (RSA…). ATD Quart Monde a donc décidé de créer un Réseau Jeunesse dans le cadre des nouvelles priorités de l’actuelle Délégation Nationale, arrivée en septembre 2018. L’idée est de rassembler des professionnels de tous les domaines des droits fondamentaux (logement, santé, culture, formation, école, culture, justice, vacances…) travaillant au contact des jeunes en situation de précarité pour créer une parole politique forte et améliorer les conditions de vie, d’accompagnement et d’insertion de ces jeunes. Ce Réseau Jeunesse, créé en 2018, a officiellement été lancé lors de sa première réunion ce samedi 18 mai 2019. Katell DAVID, Paul FOUCRAS, Carine PARENT et Yves RAVOT d’ATD Quart Monde et 11 professionnels aux profils très divers ont commencé à réfléchir ensemble au développement de ce réseau.


Professionnels participants au Réseau

  • Ancienne éducatrice en PJJ et actuellement, avec des Mineurs Non Accompagnés (MNA)
  • Conseillère pour un dispositif Espace Dynamique d’Insertion
  • Conseillère psychologue d’information et d’orientation (CIO) et à la Mission de Lutte contre le
    décrochage scolaire
  • Coordinatrice d’un centre d’accueil de jour pour jeunes entre 16 et 25 ans
  • Coordinatrice d’un dispositif pour les sortants de l’ASE
  • Éducateur spécialisé
  • Éducatrice en protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
  • Professeur en lycée professionnel
  • Psychologue de l’aide sociale à l’enfance
  • Responsable de dispositifs jeunes à la Croix-Rouge française, création du groupe spécialisé
    pour les jeunes à la rue
  • Responsable d’une mission locale et d’une maison pour l’accès à l’emploi dans le nord de la
    France
  • Salariée dans un Institut Médico-professionnel

 

Interview de Katell DAVID et Paul FOUCRAS, animateurs et coordinateurs du Réseau Wresinski Jeunesse d’ATD Quart Monde.

Quel est votre rôle au sein de ce Réseau ?

On est animateurs et coordinateurs du Réseau Jeunesse. On contacte des professionnels du terrain qui travaillent avec les jeunes en situation de précarité pour qu’ils entrent dans le Réseau. On assure le lien entre ATD  Quart Monde et le Réseau et on le fait vivre par des actions régulières. Par exemple, on est les représentants du Réseau au pôle politique (Pôle d’ATD Quart Monde).

Quels sont les sujets prioritaires du réseau ?
Les grands thèmes de préoccupation vont être l’accès au droit et à l’autonomie pour les jeunes, la santé, la formation, la scolarisation et l’insertion professionnelle… Nous avons décidé pour commencer de travailler sur l’accompagnement des jeunes dans la durée, avec l’importance de l’aspect humain et des relations.

Qu’est-ce que l’accompagnement dans la durée ?
L’accompagnement dans la durée consiste à assurer un suivi continu d’un jeune, sans rupture entre les différents dispositifs. Par exemple, un jeune qui ne se voit pas accorder de contrat jeune majeur à 18 ans, est exclu de l’aide sociale à l’enfance du jour au lendemain. Ces ruptures entres les différents dispositifs ont un impact négatif au quotidien : changement de cadre social, de conseillers, de familles d’accueil, de foyers… Il s’agit aussi de pouvoir prendre le temps auprès du jeune, de bien comprendre ses spécificités et ses besoins, en évitant de le mettre dans des cases.

Qu’est-ce que vous attendiez de cette première rencontre du Réseau ce 18 mai ?

Tout d’abord que les membres du Réseau se rencontrent, qu’ils puissent partager leurs préoccupations et construire ensemble les fondations d’un Réseau à leur image, qui correspond à leurs attentes.

Et qu’en pensez-vous maintenant ?
Un bel élan. Il y a eu une grande richesse dans les échanges et une réelle envie des participants de s’impliquer. Cette rencontre a témoigné de la réelle nécessité de ce Réseau.

Quels ont été les points abordés en particulier ?
On a fait deux ateliers : un temps de mise en commun des sujets phares (santé, accès aux droits, scolarité, accompagnement. Et un deuxième temps pour définir ensemble la méthode de travail. Des axes de travail se dessinent et le Réseau s’organise rapidement.

Quels sont vos futurs objectifs ?
Consolider le Réseau dans un premier temps. Une nouvelle rencontre est prévue en octobre. D’ici là, les membres du Réseau travaillent chacun de leur côté les grands thèmes abordés pour mutualiser les connaissances du terrain. Tous ensemble, les professionnels d’horizons variés se sont retrouvés ce samedi dans un combat commun pour la jeunesse.