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La société idéale, de l’utopie à la concrétisation 2/3

Pendant trois jours, les jeunes venus de toute la France à la rencontre nationale d’ATD Quart Monde ont dressé le portrait de leur société idéale en définissant les valeurs fondamentales qui la caractériseraient.

Ils ont aussi imaginé ce qu’ils pouvaient faire, dès maintenant et à leur échelle, pour y parvenir.

 

 

Voici leurs témoignages dans le deuxième volet de notre série en trois épisodes :

Nicolas, 28 ans, Saint-Étienne

Pas de jugement, un échange et un apprentissage, c’est la société idéale ! Il faut apprendre plus pour savoir vraiment où on veut aller, ne pas s’acheter n’importe quoi, ne pas aller vers la facilité, être plus un « découvreur » : découvrir la vie et ne pas la subir. Il y aurait une vraie liberté de parole et de pensée, un respect, pas de mépris, une ouverture d’esprit. Moi, je peux apprendre aux autres, faire comprendre le mot respect, dire quand ça ne va pas et faire comprendre que nous sommes tous respectables.

Steeve, 29 ans, Lyon

Une société idéale est une société qui n’aurait plus de gouvernement. Le peuple élirait des représentants départementaux qui formeraient une assemblée citoyenne et il y aurait des représentants du peuple dans chaque domaine. Si des représentants veulent imposer des lois, un RIC (référendum d’initiative citoyenne) serait possible tout le temps. Cette société se baserait sur l’équité, la liberté et la dignité. Moi, je peux continuer le combat, discuter avec les gens, essayer de créer un nouveau système parallèle.

Maëlys, 22 ans, Lyon

Dans une société idéale, chacun peut être vraiment lui même, on n’a pas à jouer un personnage pour vivre en société et il y a une écoute suffisante des réels besoins d’autrui. On peut échanger ensemble pour voir comment chacun peut vivre au mieux, en communauté avec les autres. Il y a du respect, de l’écoute et des remises en question permanentes. Chacun peut faire quelque chose au quotidien. J’essaye d’avoir conscience des clichés que j’ai pour ne pas les reproduire, être davantage ouverte à l’autre, à ce qu’il peut me communiquer et à éviter de rester dans un carcan pour être vraiment moi-même.

Jacques Nathan, 18 ans, Poitiers

Il faudrait d’abord la liberté, l’égalité et la fraternité. Nous devons être humains, s’écouter, se comprendre, mieux se comporter pour que les choses changent. La société devrait faire confiance aux jeunes et croire en la jeunesse, parce que c’est elle qui peut faire quelque chose pour demain. Il ne faut pas laisser tomber les jeunes. Moi, pour arriver à cette société, je peux changer de comportement, changer ma façon de m’adresser aux gens, être plus attentif et à l’écoute des uns et des autres. On va pouvoir y arriver.

Simon, 23 ans, Bretagne

Une société idéale serait une société où ATD Quart Monde n’existerait pas, car on n’aurait plus besoin de ça, du combat contre la misère. Ses valeurs seraient la solidarité, la joie et la bonne humeur et le respect.

Karine, 22 ans, Rennes

Une société idéale, c’est être tous égaux. C’est aussi une société où l’on change les démarches à faire pour les étrangers. Ses valeurs sont l’amitié, l’amour et l’union. Même si on est de religion différente par exemple, on peut faire plein de choses ensemble. On est tous humais, tous égaux et on ne juge pas. Moi, avec ATD Quart Monde, j’ai monté un groupe pour faire un repas partagé avec les personnes qui sont à la rue, on essaye de le faire deux fois par mois.

Simon, 23 ans, Lille

C’est une société libertaire qui serait véritablement en autogestion, loin du profit et proche des besoins et des envies des gens. C’est une société verte dans laquelle la nature est totalement revalorisée. Elle serait marquée par le respect, la culture et l’émancipation de chacun. On valoriserait les individualités de chacun tout en essayant de construire quelque chose de collectif et complémentaire. J’essaye de porter mes valeurs avec mes relations, mes amis, ma famille. De ne pas céder un pouce de terrain à ceux qui sont pour le profit, pour l’isolement. Il faut rester fort et intègre vis a vis de cela, garder le sourire et rester positif surtout.

Jordan, 19 ans, Val d’Oise

Je pense que ce serait une société où il n’y aurait plus de préjugés, où les gens qui vivent dehors auraient un toit et où il n’y aurait plus de discrimination raciale. Le plus important serait que tout le monde se respecte. Moi, je veux continuer le combat longtemps aux côtés d’ATD Quart Monde.

Théophile, 22 ans, Paris

Pour moi, ce serait une société qui assure beaucoup mieux sa redistribution, arrive à se comporter de façon plus responsable à l’international pour qu’il y ait aussi une égalité entre les pays et permet à tout le monde de pouvoir vivre dans la dignité et de faire des choses qui rendent fier. Les valeurs seraient la fraternité, le respect de l’environnement, de l’autre et une forme de responsabilisation générale. Je peux m’intéresser à la vie politique de mon pays pour essayer d’y participer activement et propager les meilleures idées, mais aussi participer à des actions locales ou dans des associations pour former un peu le tissu social.

Mory, 23 ans

La société idéale, c’est échanger avec les gens, les écouter, les respecter. La justice et l’égalité sont ses valeurs. Il faut que chaque personne soit considérée, sache qu’elle fait partie de la société, qu’on l’écoute, même quand elle se plaint et qu’on lui donne ses droits. Moi, je peux me rapprocher des gens, ne pas faire de différences entre les personnes, aller vers elles pour demander ce qui ne va pas, les réconforter, les aider. Il ne faut pas seulement penser à soi, mais aussi aux autres. Il y a plusieurs façons d’aider, ce n’est pas seulement en donnant quelque chose de matériel, le soutien moral peut aussi beaucoup aider une personne en difficulté.

Aimée, 27 ans, Isère

C’est une société où il n’y aurait plus de misère et où le gouvernement se bougerait un peu pour aider les jeunes à trouver du boulot. Il n’y aurait plus de discrimination, de racisme, de violence sur les femmes, les animaux, les enfants, et beaucoup de choses changeraient au niveau politique. Moi je fais partie du Mouvement ATD Quart Monde depuis que je suis toute petite et ça me permet de parler, d’avoir envie de faire des choses ensemble.