
Que cesse la stigmatisation des plus démunis
Avec des milliers de Lettres ouvertes et de Propositions politiques distribuées, avec des cafés citoyens organisés dans des lieux très divers, nous voici au cœur des débats de notre société. Nous faisons entendre nos interpellations sur la liberté, l’égalité et la fraternité vues à partir des plus démunis, sur la stigmatisation qui s’aggrave et qui fait que beaucoup de monde a peur d’être éliminé.
Nous faisons entendre aussi nos propositions qui, dans tous les domaines, disent qu’il est nécessaire de se comprendre et de s’unir afin de sortir d’une violence qui ne cesse d’augmenter. Il faut pour cela que ceux qui ne se sont jamais fait comprendre par le passé puissent enfin le faire.
Le travail de recherche-action sur le lien entre violence et misère que nous avons entrepris il y a trois ans nous permet aujourd’hui d’affirmer que la misère est violence. Elle est faite de mépris, de déconsidération, d’abandon répété, et appartient à ces violences extrêmes qui font taire leurs victimes. C’est pourquoi nous devons créer les conditions pour rompre le silence, au premier rang desquelles il y a l’engagement de chacun et l’engagement des institutions.
L’engagement d’entendre l’autre et de changer soi-même à partir du combat des plus exclus. « Il n’y a pas de sans voix, il n’y a que des sans oreilles », dit Paulette Liard, militante Quart Monde et élue municipale.
Des candidats à l’élection présidentielle se sont engagés à faire reconnaître et réprimer par la loi une forme de violence que les pauvres subissent au quotidien : la discrimination pour origine sociale. Nous attendons que tous les candidats le fassent et s’engagent à stopper la stigmatisation des « maillons faibles » qui ne fait que diviser toujours plus notre société.
Et nous, nous continuerons à bâtir l’alliance avec les plus pauvres, personne par personne. Cet été, nous continuerons à créer le rassemblement autour des arts et des savoirs dans les quartiers déconsidérés. Ces quartiers pour lesquels la société ne voit qu’une solution : la destruction et la dispersion de ses habitants. Nous préparerons le 17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère, en sachant que notre société a compris la première partie de l’appel de Joseph Wresinski : « Là où les hommes et les femmes sont condamnés à vivre dans la misère, les Droits de l’Homme sont violés », mais qu’il faut maintenant que nous comprenions tous à quoi nous engage la seconde : « S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »
Bruno Tardieu, Délégué national d’ATD Quart Monde France
Documents à télécharger ou commander
– « Lettre ouverte d’ATD Quart Monde »ou 15€ les 100 ex.,
– 64 propositions politiques d’ATD Quart Monde ou 5,50€ l’ex.,
– Cahier « Construire ensemble l’école de la réussite de tous » sur www.ecoledetous.org ou 2,50€ les 10 cahiers,
– le journal Paroles de sans voix : gratuit,
– le dépliant ATD Quart Monde : 4€ les 100 ex.
Joignez un chèque : ATD Quart Monde, 33 rue Bergère, en ajoutant 5€ de frais de port (forfait). Toute commande d’un montant total inférieur à 15€ est gratuite.