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« Le combat politique, c’est nous. Les hommes politiques nous écouteront si nous inventons un courant civique et solidaire et si nous le vivons » (un intervenant du débat sur la crise lors du Forum pour un monde sans misère). « La crise permet une prise de conscience. On peut avoir de nouvelles idées, défendre des choses ensemble, s’organiser pour obtenir des droits. Ce qui peut être dangereux, c’est que les pauvres restent entre pauvres pour être solidaires entre eux et que les riches se mettent ensemble aussi pour défendre leurs richesses » (UPQM de Wallonie-Bruxelles). |

- Gilles Rouelle et Marie-Thérèse L’hôpital Burdin, de l’université populaire de Normandie, et Pierre Saglio, le 19 avril 2009 au débat « La crise. Quelle crise ? Quels leviers pour sortir de la crise sans abandonner personne ? » du Forum pour un monde sans misère organisé par Atd Quart Monde à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris.
- Efpaix Atd Quart Monde
« Face à la crise, partager devient nécessaire »
Le 16 avril 2009, Louis Maurin, directeur de
l’Observatoire des inégalités, écrit dans le journal
Le Monde un article intitulé « Face à la crise, partager
devient nécessaire ». Rappelant que, selon la
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la
contribution commune doit être « répartie entre les
citoyens en fonction de leurs facultés », il propose
que soit rétablie l’imposition progressive des plus
riches à son niveau d’il y a quatre ou cinq ans, afin
de financer des programmes de relance économique.
« Les salaires nets des cadres supérieurs ont augmenté de 630 euros mensuels en moyenne entre
1998 et 2006, contre 140 euros pour les employés
et 200 pour les ouvriers. Non contents de cette razzia
sur les revenus, les plus aisés en ont demandé davantage encore à l’État, par le biais de réductions d’impôts, prétextant le risque de « fuite » à l’étranger –
qu’aucune étude n’a d’ailleurs jamais démontré. »
Dans son livre En finir avec les inégalités, l’économiste Jean Gadrey explique que « Les fortes
baisses d’impôts directs et indirects des années
récentes représentent, par rapport à 1999, 30 milliards d’euros de rentrées fiscales en moins par an.
Sans elles, le déficit du budget de l’État (de l’ordre
de 50 milliards par an) serait réduit de plus de moitié.
[…] Les baisses d’impôts, elles, ont surtout fait progresser le « pouvoir d’épargne » des plus riches. »
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