
- Magda en bibliothèque de rue.
- Ph. Atd Quart Monde Pologne
Marta, 23 ans, et Magda, 21 ans, étaient avec six autres jeunes Polonais à Pierrelaye les 30, 31 mai et 1er juin.
Marta a découvert Atd Quart Monde en 2004 à la veille d’une
rencontre européenne à l’université de Varsovie. Magda a vu un
jour à l’université une annonce pour les bibliothèques de rue.
« J’aime lire et j’aime les enfants. L’idée m’a tout de suite
séduite ». Elle fait maintenant partie des 40 jeunes qui animent
chaque semaine des bibliothèques de rue à Varsovie, Gorzno,
Lidzbark et Kielce. « Cela n’est pas facile tous les jours. Il y a deux
semaines, des grands frères des enfants de la bibliothèque de rue
ont volé des livres. La semaine suivante, nous sommes allés parler
avec les jeunes et leurs familles et d’autres habitants. Les choses
sont allées beaucoup mieux ensuite. Les jeunes souhaitaient attirer
notre attention. On doit faire l’effort de comprendre pourquoi ils se
comportent ainsi. »
À Pierrelaye, Magda a appris que « dans la relation avec les sans-
abri, des choses simples comme une parole ou un sourire sont
importantes. J’attendais de faire quelque chose d’extraordinaire et
j’étais toujours frustrée… À Pierrelaye, j’ai aussi découvert que
j’étais un maillon d’Atd Quart Monde. Dans mon pays, les jeunes ont
du mal à s’engager aux côtés des pauvres. Mes parents ne
comprennent pas bien mon engagement, mais ils l’acceptent car il le
faut. Mes amis sont engagés comme moi. » En 2010, Magda
aimerait inviter les habitants de Varsovie à se donner la main dans
les rues, en geste de refus de l’exclusion et de la pauvreté. « La
dignité de chaque homme et ma foi sont la source de mon énergie. »
Marta aimerait dire aux jeunes en 2010 : « Osez agir, osez aller
vers les autres, osez faire des projets fous. Osez croire, espérer,
aimer. Osez danser, chanter, rire, pleurer. Osez vous exprimer, vous
engager, vivre l’aventure, osez vivre ! » Elle ajoute : « la plupart
des jeunes autour de moi ne cherchent pas seulement à gagner de
l’argent. On cherche vraiment un chemin. On voyage beaucoup. Il y
en a plus qu’on ne pense qui voudraient s’engager, mais ne savent
pas comment ou n’ont pas le courage. »
Lire les témoignages de jeunes :
- Europe 2010 : les jeunes s’engagent
- Après 24 ans de cauchemar, de galère, ça a pris fin
- "Ne te regarde pas, regarde les autres"
- Clémentine : "S’engager, je ne prends pas cela à la légère"
- "Il ne faut pas qu’il n’y ait que les jeunes qui se mobilisent"
- "Nous rêvons d’un monde sans violence"












