Privés de formation scolaire et professionnelle, condamnés au chômage ou aux emplois précaires,
beaucoup de parents doutent profondément de leurs qualités de parents et vivent souvent
avec angoisse le risque de se retrouver dans la rue, de voir leurs enfants placés ou de tomber
malades. Ils veulent donner une meilleure éducation à leurs enfants mais n’en ont pas toujours
les moyens ou le savoir-faire. C’est dans cet esprit que la première pré-école a été créée, en
1963, dans la cité de Noisy-le-Grand (cf plus loin) pour, avec les parents, soutenir le développement du tout petit…
La pré-école invente avec les parents les moyens de jouer leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants, conformément à leurs aspirations.
Une animatrice d’ATD Quart Monde se rend régulièrement au domicile familial pour mener des
activités à base de jeux et de langage, en s’appuyant sur les atouts des parents.
Les tout-petits
accèdent ainsi aux apprentissages de base indispensables à l’entrée en maternelle et renforcent
aussi la relation avec leurs parents. En aucun cas, l’animatrice ne remplace les parents, elle les
aide à assumer leur responsabilité dans le développement de leurs plus jeunes enfants.
A côté de ces rencontres au sein de la famille, d’autres sont proposées aux parents et à leurs enfants en bas âge,
dans un local commun. L’originalité est dans la participation communautaire de mamans et de
papas qui guident la progression des petits et s’efforcent d’inviter d’autres parents qui restent
encore isolés.
ATD Quart Monde a créé plusieurs pré-écoles en France, notamment à Noisy-le-Grand et à Lyon.
Dans le canton d’Antrain (35), après 12 années, la pré-école a rejoint les Espaces-Jeu-Rencontre
qui venaient de se créer dans quatre communes, à l’initiative du Conseil général et de la Caisse
d’allocations familiales (CAF). Ces lieux inspirés des maisons vertes de Françoise Dolto sont
ouverts à tout petit enfant accompagné d’un adulte (parent ou assistante maternelle).
L’investissement d’une volontaire-permanente d’ATD Quart Monde mais aussi de travailleuses familiales de l’ADMR 35 (Aide à domicile en milieu rural) permet à des familles très isolées à cause de leurs conditions de vie de participer et de nouer des relations avec les autres participants.










