Qu’est-ce qui vous a donné le désir d’obtenir ce diplôme ?
Je travaille depuis plusieurs années dans un ESAT [2] spécialisé en restauration. Depuis longtemps, j’aime apprendre la cuisine et l’apprendre à d’autres. Un jour, mon éducateur m’a demandé : « Serais-tu capable de passer un diplôme ? » Au début, cela m’a fait peur. Les premières formations que j’ai suivies m’ont beaucoup plu. Petit à petit, je me suis dit : « Pourquoi pas ? »
Qu’est-ce qui vous a aidé à réussir ?
Beaucoup de gens autour de moi m’ont soutenu : ma mère, mon éducateur, mon frère, ma soeur, mes amis à ATD Quart Monde… J’ai suivi une formation par la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE [3]) qui a duré deux ans. L’après-midi, après le travail, mon éducateur prenait du temps avec moi. Ma mère m’a beaucoup aidé à apprendre mes cours.
Que change pour vous le fait d’avoir un CAP ?
Cela signifie qu’un patron peut compter sur moi. Dans mon travail actuel, on me confie de nouvelles responsabilités.
Qu’allez-vous faire maintenant ?
Je vais chercher un emploi en milieu ordinaire, mais pas tout de suite. Lorsque j’étais plus jeune, j’ai eu des expériences qui se sont mal passées. Je souhaite travailler encore un peu à l’ESAT car j’ai encore des choses à apprendre, en particulier pour le service en salle. Si on me donne un coup de pouce, j’y arriverai.
Que diriez-vous à un jeune qui recherche une qualification ?
Qu’il est important d’effectuer des stages pour découvrir des métiers. Il est important aussi d’être soutenu par des personnes autour de soi. Il faut se préparer à présenter son projet professionnel devant un jury. Ce n’est pas parce que l’on travaille en milieu protégé que l’on ne pourra jamais travailler en milieu ordinaire. Ce n’est pas facile d’aller jusqu’au bout de la VAE, mais avec du courage, on y arrive. Il faut toujours garder l’espoir qu’on y arrivera.
Propos recueillis par Théo Paqué et Jean-Christophe Sarrot










