Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions

Article publié dans Feuille de route Quart Monde n°387 (septembre 2009)

Des Universités populaires Quart Monde européennes réfléchissent régulièrement à la question de l’école. Joignez vos réflexions aux leurs, à partir de ces questions travaillées par l’Université populaire Quart Monde de Belgique.

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Des Universités populaires Quart Monde européennes réfléchissent régulièrement à la question de l’école. Joignez vos réflexions aux leurs, à partir des questions ci-dessous, travaillées par l’Université populaire Quart Monde de Belgique. Adressez-nous vos réponses à Feuille de route, Atd Quart Monde, 33 rue Bergère, 75009 Paris ou feuillederoute@atd-quartmonde.org [1] ou sur le site www.atd-quartmonde.fr. Allez aussi interroger des voisins, des amis à qui l’on demande rarement de s’exprimer. Profitez de l’occasion pour provoquer la rencontre et la discussion.

- Que représente l’école pour vous ?
- Quel est votre meilleur souvenir d’école ? Le moins bon ?
- Qu’est-ce qui, selon vous, empêche les enfants qui vivent dans des conditions difficiles d’avoir une bonne scolarité ?
- Racontez une situation qui a permis à votre enfant de mieux suivre à l’école.
- À partir de votre expérience, faites une proposition pour que tous les enfants puissent mieux réussir à l’école.


[1] Des réponses reçues suite au questionnaire précédent sur la détente et les vacances se trouvent à www.atd-quartmonde.fr/vacancesetdetente.

Mis à jour le samedi 1er août 2009
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  • 12 janvier
    12:08
    Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions
    par R. B Levallois-Peret

    J’ai 60 ans, et je me souviens très bien de mon école. Pour moi, l’école c’est très important. Je n’étais pas une bonne élève et hélas je n’étais pas très entourée pour apprendre. Mes parents n’étaient pas riches !… Et je peux dire qu’aujourd’hui je suis heureuse de savoir lire et écrire. En 1963, j’ai eu dans mon malheur la chance de tomber sur une personne qui s’est beaucoup occupée de moi et d’autres enfants.J’ai eu un certificat d’études. Quel bonheur !… les mauvais souvenirs, j’en ai quelques uns "le cahier dans le dos et faire le tour de la cour, devant les autres" !… La HONTE… Je peux comprendre ces enfants qui vivent une mauvaise scolarité.Des parents pauvres, peut être pas de place à la maison, pas d’électricité, pas d’eau et bien sûr pas d’argent pour se vêtir. J’ai 2 enfants, je les ai encouragé à aller à l’école ; Mon fils a décroché son CAP de menuisier. Mais aujourd’hui il ne travaille pas en menuiserie. Ma fille a décroché son BAC avec 2 ans en psychologie. Aujourd’hui, elle est prof de sport ; C’est toujours mieux que rien. Alors à tous ces enfants, je leurs dis de bien apprendre, d’ouvrir grandes leurs oreilles et d’avoir la chance de rencontrer une personne qui puisse les aider. Vous voyez aujourd’hui à 60 ans, je suis assistante dentaire .J’ai appris sur le tas comme on dit !… Et cela fait 28 ans que je suis dans le même cabinet. Mon premier patron "82 ans" est bien sûr à la retraite. Allez, à vous tous ; bon courage. Il ne faut jamais baisser les bras. Bien amicalement.

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  • Décembre 2009
    21:47
    Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions

    L’école est pour moi un lieu d’échange, de partage, de rencontres, de transmissions des savoirs. C’est une institution scolaire qui permet l’égalité des chances dans la réussite des études et de l’insertion. Elle permet de trouver sa place dans la société.

    L’école c’est un programme d’enseignement avec la reconnaissance du ministère de l’éducation nationale. C’est un parcours d’études pour la réalisation d’un projet bien construit.

    L’école c’est important dans l’évolution de la vie de l’élève. L’école est un système de valeurs ; Elle aide et accompagne l’élève jusqu’à sa réussite dans le monde professionnel. C’est l’étape des apprentissages fondamentaux.

    Le meilleur souvenir de l’école est un exposé que j’ai prononcé dans la classe et où j’ étais en confiance. J’étais heureuse de mon travail et de ma réussite. Le moins bon c’est dans un cours de mathématiques ; je n’ai pas su faire le problème, j’étais en proie aux moqueries de la classe, le professeur n’a pas eu une attitude compréhensive, je me suis sentie mal.

    Ce qui empêche les enfants qui vivent dans des situations difficiles d’avoir de bons résultats, c’est plusieurs choses dont : des conditions familiales dures, la déscolarisation parfois, des échecs professionnels ou bien scolaires des parents, l’absence de contacts entre parents et enseignants.

    Pour qu’un enfant puisse plus réussir à l’école il faut : lui offrir ce qu’il y a de meilleur, ne pas lui mentir sur la réalité de la vie, l’éveiller par la découverte, développer son pouvoir créatif par le rêve, lui transmettre des vraies valeurs, ne pas le surprotéger.

    Mademoiselle Delphine D.

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  • Novembre 2009
    21:24
    Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions
    par François Anglade

    Que représente l’école pour vous ?

    c’est un lieu d’apprentissage à plusieurs niveaux
    - la langue et la culture française c’est aussi un lieu de vie et l’on devrait y apprendre les règles du vivre ensemble moins par la discipline que par l’explicitation des valeurs qui fondent ce vivre ensemble.

    Mon meilleur souvenir c’est en 5e je crois lorsque j’avais vraiment bien révisé un contrôle de géographie et que j’ai su répondre à toutes les questions, j’en ai éprouvé beaucoup de joie.

    Je me souviens très peu de ce professeur mais ce qu’il avait de différent des autres c’est qu’il n’était pas impressionnant, dominant, écrasant. Il n’y a que dans sa classe que je me sentais à l’aise, les autres m’impressionnaient trop.

    Mon pire souvenir est celui d’avoir été déculotté et fessé devant toute la classe par mon institutrice en CE1 à l’Ecole du Bas Meudon en 1959, pour avoir fait une tache d’encre sur la cahier de roulement.

    Obstacles a une bonne scolarité.

    Le décalage entre l’école et la vie familiale est selon moi la plus grande source de difficultés qui empêche l’enfant de se développer en milieu scolaire. Comme l’école apporte "une" certaine culture (celle- ci était de mon temps déconnectée de la culture disons ouvrière).

    L’histoire de France, l’histoire de la musique, la géographie du monde sont des choses dont on parle chez les gens dits cultivés, pas très souvent dans les familles socialement défavorisées. Le fait que le milieu scolaire ne soit pas rassurant, mais un lieu d’évaluation, voire de compétition. Le fait qu’il soit nécessaire d’accumuler toutes sortes de connaissance sans qu’on sache pourquoi faire. Le manque d’encouragement comparativement à la culture anglosaxone. Racontez une situation qui a permis à votre enfant de mieux suivre à l’Ecole.

    Notre 2e fils était en situation d’échec scolaire depuis le CM2. (moi son père j’ai redoublé le CM2 et la 6e) Avant la fin de la 3e on nous a conseillé de le mettre en formation professionnelle pour qu’il ait au moins un CAP. Aujourd’hui il est ingénieur au CNRS. La transformation a eu lieu pendant la journée portes ouvertes du centre d’apprentissage. Le directeur était face à des parents si ce n’est consternés du moins déçus qu’on envoie leur enfant dans un tel établissement. Son discours intelligent et motivé a eu bcp d’importance. Voici ce qu’il a dit en substance : « vous êtes entrés dans cette salle et vous avez ouvert des portes, allumé l’électricité : ce sont des ouvriers qui ont réalisé cela. Vous êtes assis sur des chaises, ce sont des ouvriers qui les ont réalisées etc. … nous ferons tout notre possible pour que vos enfants soient de bons ouvriers heureux dans ce qu’ils font. » quelle force et comme il avait raison !

    Après cela, notre fils est allé visiter les salles de cours et il a rencontré le professeur principal qui a examiné son livret de notes.

    Celui-ci lui aurait déclaré, selon les dires de notre fils, qu’il n’y avait aucun problème pour intégrer cette école. S’il était candidat il serait pris à coup sûr. Il était vraiment heureux, enfin on voulait bien de lui quelque part. Il était reconnu. C’était comme si il avait fini de s’ennuyer. Il allait faire de l’électricité et il aimait cela. Le résultat fut qu’il a très bien réussi son 3e trimestre en 1982/83 de 3e au collège et qu’il est passé en seconde STI. Il n’est donc pas entré en apprentissage. En première STI un professeur de technologie a remarqué ses capacités et l’a poussé à se présenter au concours général propre à cette matière. Ensuite il a suivi un IUT puis une école d’ingénieur par alternance à Jussieux. Il est très heureux maintenant, c’est un bon ouvrier – ingénieur dans son domaine alors qu’on pouvait se demander ce qu’il deviendrait depuis son CM2.

    Cette histoire vraie me montre que tous les enfants n’ont pas la même façon de recevoir l’enseignement collectif qui est administré chez nous. Lui avait besoin d’encouragement et de concret. Aller à l’école devait avoir un but, le jour de la journée porte ouverte c’était «  devenir un bon électricien ».

    Il faudrait aussi que l’enseignement soit moins abstrait et si éloigné de la réalité. Ce n’est pas qu’il ne faille pas enseigner Molière ou les mathématiques mais il faudrait le faire d’une manière telle que tous puissent se sentir concernés par cet apprentissage. Pas facile, c’est vrai.

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  • Novembre 2009
    15:54
    Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions
    par René .F, des "Jardins d’arcadie" à Pau.

    A partir de votre expérience, vous demandez dans votre journal une proposition pour que tous les enfants puissent mieux réussir à l’école. En voici quelques unes, d’après mon expérience : Se passionner pour ce qu’on enseigne et faire partager aux enfants cette passion. Aimer chaque enfant tel qu’il est et ne pas le juger. Repérer pour chacun les difficultés qui entravent ses progrès et par petits groupes, les aider à dépasser ces obstacles. Ne jamais se moquer ou ironiser pour faire rire au dépend d’un élève, au contraire.Valoriser ses qualités propres et l’aider à prendre confiance en lui.

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    • Novembre 2009
      16:08
      Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions
      par Catherine

      Bravo René, valoriser, ne pas juger, c’est si simple, ça change le monde ! La passion, c’est le vrai carburant. J’ajouterai aussi que l’engagement personnel pris dans la confiance , croire en soi et en l’autre…

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  • Octobre 2009
    09:19
    Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions
    par Blandine C.

    Un lieu clos_d’apprentissages possibles dans une bonne ambiance ou chaque élève se sent en sécurité- D’où l’importance de la personnalité du maître.(Test à l’embauche aussi ;sinon plus important que l’évaluation de ses connaissances.) Le meileur souvenir d’école ; au CE1 en avec une gentille maîtresse à Pont de Roide (25)- qui m’a donné confiance en moi. Au collèges et lycées avec des profs sympathiques qui me faisaient aimer les disciplines dans lesquelles j’étais faible. Le moins bon : Au CM en primaire (et 6ème collège pt de Roide en 60) ; une dure maîtresse qui me faisait recommencer des cartes de géographie. Je n’étais pas soigneuse, cela me plongeais dans la tristesse- (Mon père s’était suicidé le 10 mars 60.) Je suis d’un milieu ouvrier comme mes nombreux cousins dans le pays de Montbéliard : milieu dans lequel on dévalorise le métier d’ enseignant( fainéant ; toujours en vacances …)Ma mère de 82 ans pense encore ainsi. Heureusement, dès l’enfance, je me suis opposée à elle. Fils d’enseignante (père ouvrier), mon unique enfant n’avait aucun problème. Il est prof de maths . Il s’est pris une année sabbatique après ses 3 années de Math sup/M. Spé qui lui a été bénéfique. Malgré un 03 à l’oral du capes en 95 il a eu 20 en 96. Pour les enfants défavorisés qui ne partent pas en week end : remettre les cours de soutien le samedi matin (mon jour préféré mes élèves étaient moins stressés et plus attentifs.) C’est un non-sens de rallonger leur journée et surtout de mettre du soutien en début d’après-midi ! On ne respecte pas le rythme biologique de l’enfant.A Fontaine Ecu (Besançon) en 88/90- nous faisons des ateliers de 13h45 jusqu’à 15h. Après la récré, on pouvait travailler les matières fondamentales. A Seloncourt le 15/10/09

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    • Novembre 2009
      09:36
      Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions
      par François

      personnalité du maître et test à l’embauche je suis sensible à cette idée. L’enfant en école primaire est 6 heures par jour avec son "maître" ou sa "maîtresse", ça compte non. Bien entendu un test de personnalité peut avoir des résultats variant mais ça serait intéressant. Bien entendu il y a la connaissance, mais il y a aussi la pédagogie. On disait dans notre formation : "Je veux apprendre le latin à John. Que faut-il ?" ; "Que je connaisse le latin et que je connaisse John ?" Directeur de colonie de vacances, je suis étonné du peu de cours de pédagogie qu’on suivi mes enfants pour devenir prof de collège. Cela changera-t-il un jour ?

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  • Octobre 2009
    18:23
    Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions
    par miha

    Préambule : Simple citoyenne, maman, puis grand-mère, l’école est tellement, tellement importante pour l’avenir que je m’inquiète de son "sabotage" organisé depuis des décennies.

    - Que représente l’école pour vous ?

    D’abord, un endroit pour s’instruire (école primaire), puis un endroit pour acquérir une culture générale (collège), enfin un endroit pour penser à son futur métier (lycée,…)

    à chacun de ses niveaux, apprendre à vivre ensemble.

    Aller à l’école, ce n’est pas seulement pour se former à son métier d’adulte. C’est aussi apprendre à réfléchir par soi-même, à s’ouvrir l’esprit, à développer son intelligence, sa curiosité.

    - Quel est votre meilleur souvenir d’école ?

    Lorsque l’instit de la maternelle, s’étant rendu que je savais déjà lire, en a informé mes parents.

    - Le moins bon ?

    Mes parents changeaient souvent d’adresse, mes mauvais souvenirs sont liés à être la "nouvelle" de la classe, objet de curiosité, parfois de rejet de la part des autres élèves.

    - Qu’est-ce qui, selon vous, empêche les enfants qui vivent dans des conditions difficiles d’avoir une bonne scolarité ?

    Beaucoup de critères sont en cause. L’absence de soutien des parents, même s’ils n’en sont pas responsables, en est un.

    - Racontez une situation qui a permis à votre enfant de mieux suivre à l’école.

    Après m’être rendu compte qu’il souffrait de la tyrannie d’un de ses camarades de classe, j’en ai parlé au prof principal qui a été attentif à ce problème.

    - À partir de votre expérience, faites une proposition pour que tous les enfants puissent mieux réussir à l’école.

    Les bébés sont suivis par un médecin et leur famille fait l’objet de visite d’assistance sociale.

    Je propose que ce soutien des parents continue jusqu’à l’adolescence (par exemple jusqu’à 16 ans).

    Ainsi, il serait possible d’anticiper les éventuels problèmes de santé, d’éducation, agir avant qu’il ne soit trop tard.

    - P.S. : l’appellation "éducation nationale" n’est pas appropriée et donne lieu à confusion de la part de certains parents qui s’imaginent que les profs ont pour mission d’éduquer leur enfant.

    Je suggère "Instruction nationale" pour la primaire, "Culture nationale" pour le collège et… ensuite…. peut-être "apprentissage national"

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  • Octobre 2009
    16:23
    Réponses d’une classe du lycée technologique Chaptal à Quimper (29)

    Que représente l’école pour vous ?

    Sylvia : avoir un diplôme et un métier.
    Tony : Ca permet de faire un stage en entreprise et ainsi de trouver sa vocation.
    Anais : Apprendre à se débrouiller tout seul dans la vie quotidienne.
    Marion : L’école, ça sert à rencontrer des amis.

    Quel est votre meilleur souvenir d’école ?

    Tony : faire connaissance avec des filles gentilles.
    Anais : Il y a deux ans, au championnat régional des jeunes de handisport.
    Sylvia : C’était quand je suis allée au théâtre .
    Marion : Le meilleur souvenir, c’est quand je suis allée au Puy du fou avec la classe d’UPI.

    Le moins bon

    Tony : Quand je me suis bagarré au collège.
    Sylvia : La principale du collège voulait que je parte.
    Marion : C’est quand je me suis énervée contre deux personnes à l’école primaire.

    Qu’est-ce qui selon vous empêche les enfants qui vivent dans des conditions difficiles d’avoir une bonne scolarité ?

    - le manque d’argent pour acheter des fournitures scolaires,
    - le manque de soutien familial,
    - la maltraitance.

    Racontez une situation qui a permis à un enfant de mieux suivre à l’école.

    - aller dans un internat,
    - avoir une assistante sociale.

    Proposition pour que tous les enfants puissent mieux réussir à l’école

    Demander de l’aide aux professeurs, au CPE, à l’assistante sociale et aux parents.

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  • Octobre 2009
    14:18
    Réussite de tous à l’école : nous attendons vos contributions
    par Olivier

    Bonjour,

    Voici ma contribution suite à vos attentes du N°387 de feuille de route quart monde. Je suis enseignant formé à la pédagogie Montessori (après avoir été 7 années ingénieur ) et j’essaie de monter une école de ce type dans la région de Belfort.

    Que représente l’école pour vous ?

    Je ne souhaite pas répondre sur l’école traditionnelle en France car elle ne correspond pas à ma vision de l’école. Le but d’une école est à l’image de ce qu’il se fait en Finlande et dans les 50 écoles Montessori en France.
    L’école devrait être un lieu favorable aux développement de toutes las qualités, de toutes les aptitude de l’enfant. Ce doit être une ambiance révélatrice des aptitudes naturelles de l’enfant au travers de l’apprentissage des savoirs fondamentaux (écrire, lire, calculer, …)
    Chaque enfant doit se sentir Bon dans quelque chose.
    La pédagogie Montessori (quand elle est bien comprise et mise en oeuvre) propose une bonne réponse au comment faire cela en Maternelle et en primaire car elle répond aux exigences des savoirs à acquérir en France pour ces classes.
    Je vous invite à lire le compte rendu du programme Européen Arion écrit par un principale de collège Paul Robert sur le système Finlandais qui a écrit de façon géniale ce qui en fait la réussite fondamentale : c’est simple, il s’agit d’une réussite du développement en confiance de l’enfant, ouvert et faisant preuve par la suite en tant qu’adulte d’une grande maturité humaine qui a pour conséquence une réussite extérieure.

    Qu’est-ce qui selon vous empêches les enfants qui vivent dans des conditions difficiles d’avoir une bonne scolarité ?

    La réponse que je propose concerne tous les enfants et pas seulement ceux qui vivent en dans des conditions difficiles.

    1 - L’école traditionnelle ne respecte pas le rythme de développement naturel d’un enfant.

    Chaque être humain se développe selon un schèma bien connu. Le bébé rampe, s’assoie, marche à 4 pattes, se met debout d’une certaine façon puis marche. Personne n’échappe à cette règle. Si l’ambiance proposé par l’adulte force ou ralenti se processus, cela peut créer des désordres tant psychologiques que physiques.
    Ensuite, c’est la même chose. L’enfant de 2 ans ; 3 ans, 4 ans est physique, il est sensoriel, il a besoin d’expérimenter lui-même. Naturellement c’est un grand travailleur, qui nous aide à balayer et qui a une grande force qui peut remplir et vider des seaux de sable sur la plage en grande quantité et pendant longtemps.
    En Maternelle on le coupe de son action propre, de ses envies. L’enseignant explique, dit à l’enfant ce qu’il doit faire, l’évalue et fait à sa place le processus de déduction et de compréhension que peut faire l’enfant. On le place dans la tête alors qu’il est sensoriel à cet âge. La pédagogie Montessori permet de laisser une liberté de choix encadré parce que l’enseignant n’est pas là pour dire un savoir tout puissant avec des enfants en mode réception, mais de créer l’ambiance ou l’enfant va être de façon concrète acteur de son apprentissage c’est à dire qu’il choisit sont travail.
    En Finlande, les enfants ne sont pas notés avant 9 ans et ce sont les meilleurs ! simplement parce qu’ils ont confiance en eux.
    C’est facile quand un enfant agit pour espérer avoir une bonne note ou par peur d’avoir une mauvaise, c’est une réaction et non pas son action. Toute réaction est destructive, toute action spontanée de l’enfant est constructive intérieurement et par voie de conséquence extérieurement. L’enfant n’a pas besoin d’être évalué pour se mettre debout et marché, pour agir. Pour le reste, c’est la même chose.

    2 - L’enseignant doit revoir sa façon de faire, c’est à dire en tout premier lieu sa façon d’être

    Comme le disait Montaigne, "enseigner se n’est pas remplir, c’est allumer un feu". Le plus difficile en France pour le corps enseignant va êtrede se défaire de l’idée fausse que je dois apprendre quelque chose, un savoir à un enfant. Non, "je dois créer une ambiance, une situation qui va répondre aux besoins naturels de l’enfant dans son développement naturelle au travers de l’apprentissage des savoirs. Comment faire. C’est facile : mettre en place une ambiance pédagogie Montessori qui permet concrètement de le faire.

    Racontez une situation qui a permis à votre enfant de mieux suivre à l’école.

    Nous avons retiré notre fille de l’école et là beaucoup de choses ont changé chez elle en pratiquant l’enseignement Montessori à la maison. Qu’est-ce que cela signifie suivre à l’école ? J’ai vu une copine de notre fille écrire son prénom de belle façon. Donc elle suit bien à l’école. Seulement, elle ne connait pas le son des lettres, la base pour apprendre à écrire puis à lire, donc elle fait du copier/coller sans comprendre fondamentalement ce qu’elle fait.
    Des élèves en IUT (témoignage de mon voisin qui est prof) peuvent réussir à faire un dessin technique sur ordinateur sans comprendre ce qu’ils font et, du coup, il note le raisonnement et pas le dessin.

    A partir de votre expérience, faites des propositions pour que tous les enfants puissent mieux réussir à l’école

    C’est facile. Créer une école publique montessori comme je l’ai proposé à l’inspection académique du territoire de Belfort. Pour l’instant, je n’ai même pas eu de réponse sur ma demande d’entretien. Une condition est nécessaire. Mettre son enfant dans une école comme celle- ci doit être un choix des parents. De plus en plus veulent autre chose. Elle n’est pas connue, mais quand j’ai fait une conférence, elle a durée plus de 3 heures, car j’avais reproduit une classe Montessori les parents faisaient l’enfant et je montrais.

    La pédagogie nous n’en parlons pas, nous la faisons. Nous pourrions discuter pendant 10 ans sur la semaine de 4 ou 5 jours, mettre du soutien scolaire à tour de bras, cela ne servira à rien tant que nous ne changerons pas notre façon de voir l’enfant et de notre façon d’être, c’est à dire de notre maturité humaine.
    Une maison dont les fondations sont à refaire ne peut pas se contenter de refaire le crépis, rajouter un étage cela ne sert à rien.
    Ce n’est non plus un problème d’effectif des enseignants. Ca c’est la surface. En Finlande, les dépenses pour l’école sont 7.2% du PIB soit presque que le même qu’en France. Eux réussissent à avoir un enseignant pour 20 enfants ? La différence est qu’ils ont mis le personnel à la fonction d’enseigner, pas à des tâches administratives ou vers un corps d’inspection.
    En France une école Montessori avec cantine coûte 3000 €/an /enfant c’est bien moins que ce que cela coûte à l’éducation nationale. Donc, c’est pas un problème financier. C’est un niveau de sagesse et de maturité humaine qui est en cause pour l’adulte, pas pour l’enfant. Se défaire d’habitudes qui nuisent à l’enfant, et cela est de la responsabilité de l’adulte. C’est la même chose quand nous abîmons notre planète.

    Mon téléphone pour parler de la création de cette école est le 0950619440

    passez une belle journée

    olivier

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  • Septembre 2009
    09:57
    des idées, des réflexions sur l’école...
    par Benjamin

    ma représentation de l’école : un lieu, des lieux pour dévelloper ses connaissances, ses compétences, pour améliorer ses attitudes, rencontrer de nouveaux amis, apprendre progressivement les régles de la société, apprendre à devenir citoyen…

    le meilleur souvenir : au lycée, les longues discussions et débats entre amis pendant les pauses…

    le moins bon : avoir été exclus de cours "pour l"exemple" alors que j’étais un des rares dans la classe à ne pas perturber cette heure de cours. un exemple d’injustice.

    ce qui empêche selon moi les enfants qui vivent dans des conditions difficiles d’avoir une bonne scolarité :

    cette question est vaste et complexe… il y a trois paramétres minimum : le jeune (éléve) , l’école, et la famille du jeune. il n’y a pas de solution simple. les ingrédients pour réussir sont les suivants dans l’idéal : avoir un environnement stimulant, les parents ne doivent pas critiquer l’école devant leur enfant ou alors parler de leurs mauvaises expériences à l’école. les enfants doivent avoir un minimum de travail le soir avec un membre de leur famille parent ou frére et soeur… du côté du jeune, celui ci doit avoir un comportement adapté à la classe et vis à vis de ses pairs. il doit avoir un minimum d’envie de découvrir, d’apprendre… du côté de l’école, il faut que les enseignants considérent que la mixité sociale est une chance, que l’ouverture à la différence est un réel atout. l’enseignant doit s’adapter en permanence et oublier les comportements de certains élèves qui peuvent toujours s’améliorer. l’enseignant doit travailler sur de l’explicite, car c’est la que le bat blesse, la culture de l’école n’est pas partagée par tout le monde… la rencontre réguliére avec les parents est nécessaire, redonner une place de parents reste parfois un grand enjeu. l’école est un carrefour important, c’est souvent là que sont décelés des troubles chez l’enfant qui mériteront une orientation particulière notamment dans le cas de reconnaissance d’un handicap.

    une proposition :

    avec un peu de regret je pense qu’il est trés compliqué de faire en sorte que tous les élèves puissent mieux réussir à l’école. je pense que c’est un tout. la première chose, c’est qu’il faut arrêter de rajouter des heures de présence à l’école pour des élèves qui ont de nombreuses difficultés d’ordre scolaire. le rased est nécessaire, il est plus intéressant par contre de sortir un certain temps l’élève de la classe pour travailler en petit groupe sur ses difficultés spécifiques. l’intégration ou plutôt (aujourd’hui) la scolarisation des élèves en situation d’handicap interroge. elle est une chance si elle est réalisée dans de bonnes conditions matérielles et humaines et peut vite être une trés mauvaise chose si elle est simplement réalisée car un jeune à l’école coute moins cher qu’un jeune en institution…

    il faut privilégier une pédagogie active avec les élèves en échec, et la différenciation pédagogique est primordiale.

    voilà pour le moment, ce sujet me tient tellement à coeur, j’y réfléchis souvent mais je n’ai pas de solution miracle pour le moment en tout cas…

    en espérant que ces réponses pourront vous servir. je suis enseignant en ITEP et j’ai travaillé auparavant en SEGPA et en MECS.

    cordialement.

    Benjamin

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